Bienvenue sur le site des Experts du patrimoine

Site de référence d’information juridique pour tout ce qui concerne les problématiques patrimoniales Notaires, professionnels de l’immobilier, de la gestion de patrimoine, de la banque, des finances et de l’assurance vous disent tout !

Nouveau !

Devenez auteur !

Retrouvez aussi l’actualité des legs et donations / rubrique associations

+ management des offices
Durcissement des réglementations sur les passoires énergétiques en France

Durcissement des réglementations sur les passoires énergétiques en France

La France intensifie sa lutte contre les passoires énergétiques, ces logements dont la performance énergétique est jugée insuffisante. Avec 30 millions de résidences principales au 1er janvier 2023, plus de 15 % d’entre elles, soit 4,8 millions de foyers, sont classées F ou G selon le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ces chiffres, fournis par le site gouvernemental « Notre environnement », soulignent l’ampleur du défi à relever.

Une réglementation en évolution

Depuis le 1er janvier 2025, la réglementation s’est durcie. La loi climat et résilience du 22 août 2021 prévoit une série de mesures visant à éradiquer progressivement les passoires thermiques. Désormais, il est interdit de mettre en location des logements classés G, sauf pour ceux déjà sur le marché avant cette date. Les propriétaires de ces biens ne peuvent plus augmenter les loyers. En 2028, cette interdiction s’étendra aux logements classés F.

Des mesures incitatives pour les propriétaires

Pour encourager les propriétaires à améliorer la performance énergétique de leurs logements, des mesures incitatives ont été mises en place. Les loyers des logements classés G peuvent être réduits pour les bénéficiaires d’aides au logement comme l’APL ou l’allocation de logement social. Cette réduction intervient après le signalement d’une habitation classée G auprès de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), qui active alors le « levier de conservation des aides ». Concrètement, l’aide est supprimée, et le locataire peut payer un loyer diminué du montant des aides perdues.

Les propriétaires disposent ensuite de 18 mois pour réaliser les travaux nécessaires. S’ils respectent ce délai, ils peuvent récupérer rétroactivement les aides suspendues via la CAF. Cette mesure vise à inciter fortement les propriétaires à engager des travaux de rénovation énergétique.

Un nouveau critère de décence pour la CAF

Depuis le 1er janvier 2025, l’étiquette énergétique du DPE est devenue un critère de décence pour la CAF. Cette nouvelle condition s’ajoute à la liste des critères permettant la suspension des aides au logement. Elle s’inscrit dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain de l’an 2000, qui stipule que le bailleur doit fournir un logement décent, sans risques pour la sécurité physique ou la santé des occupants.

Auparavant, en cas de signalement, la CAF devait envoyer un expert pour évaluer la décence du logement. Désormais, l’étiquette énergétique fait foi, simplifiant ainsi le processus de contrôle.

Pour aller plus loin (la loi Solidarité et Renouvellement Urbain en intégralité) :

Pour aller consulter les chiffres sur le site gouvernemental « Notre environnement » en intégralité :

À lire aussi :

  • Durcissement des réglementations sur les passoires énergétiques en France

Commenter cet article

Vous pouvez lancer ou suivre une discussion liée à cet article en cliquant et rédigeant votre commentaire. Votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé. Nous ne publions pas de commentaires diffamants, publicitaires ou agressant un autre intervenant.

A lire aussi dans la même rubrique :

Réévaluation de la taxe d’aménagement en 2025 : ce que vous devez savoir

Quel est le coût de la taxe d’aménagement en 2025 ? Le montant de la taxe d’aménagement a été réévalué en 2025 et diffère selon la localisation géographique. Le tarif standard est désormais de 930 € par m² en dehors de l’Île-de-France, et de 1054 € par m² (...)

Lire la suite ...

Nouvelle réglementation des expertises en cas de dommages consécutifs au « retrait-gonflement des argiles » (RGA)

Rappels sur le risque RGA Le phénomène de retrait gonflement des argiles est reconnu comme une des conséquences du changement climatique. Un sol argileux a un comportement mécanique assez instable qui dépend principalement de sa teneur en eau. (...)

Lire la suite ...

Travaux et infractions pénales (tromperie, escroquerie, abus de confiance, pratique commerciale trompeuse ou agressive)

Expertise judiciaire et travauxMoment de l’expertise Avant les travaux (référé préventif pour les travaux de grande importance), permettant de constater l’existant et de faciliter l’imputabilité de désordres qui surviennent pendant ou après les travaux (...)

Lire la suite ...

Les copropriétés en difficulté, un phénomène qui prend de l’ampleur

Des données parcellaires qui montrent de grandes fragilités Les copropriétés représentent aujourd’hui 10 millions de logements, soit environ un tiers du parc total de logements en France. Selon les propres termes de la rapporteure Mme Marianne (...)

Lire la suite ...