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Les difficultés persistantes du marché du logement neuf (partie 2)

Les difficultés persistantes du marché du logement neuf (partie 2)

Au quatrième trimestre de 2024, le marché du logement neuf en France présente des dynamiques contrastées selon les régions, avec des baisses significatives des mises en vente dans plusieurs secteurs, tout en observant des hausses notables de certaines réservations. Dans ce second article sur « Les difficultés persistantes du marché du logement neuf » de l’Observatoire de l’immobilier de la FPI, nous faisons un tour d’horizon des tendances marquantes dans diverses régions.

Île-de-France : un marché en déclin mais avec des réservations solides

En Île-de-France, le logement neuf connaît un déclin notable au quatrième trimestre 2024, avec une chute de 23 % des mises en vente par rapport à l’année précédente, et une baisse de 32 % sur l’ensemble de l’année. Les autorisations de logements et les mises en chantier sont également en recul. Cependant, les réservations au détail connaissent une belle progression de 31 % au T4, surtout celles destinées aux propriétaires occupants (+38 %). En revanche, les ventes en bloc, notamment celles destinées aux investisseurs institutionnels, ont chuté de 36 %, reflet de l’incertitude du marché. Le prix moyen du m² en collectif reste stable à 5 624 €.

Hauts-de-France : une baisse alarmante des mises en vente

Dans les Hauts-de-France, les mises en vente connaissent une chute vertigineuse de 95 % au T4 2024, tandis que sur l’ensemble de l’année, la baisse atteint 34 %. Malgré cette tendance négative, les réservations nettes augmentent de 33 %, et les réservations pour propriétaires occupants connaissent une progression impressionnante de 59 %. Les prix, bien que toujours relativement bas, subissent une légère baisse de 4,3 %, se chiffrant à 4 046 €/m².

Auvergne-Rhône-Alpes : un marché en ralentissement mais des réservations à la hausse

En Auvergne-Rhône-Alpes, les mises en vente déclinent de 13 % au T4 et une baisse marquée de 61% sur l’année 2024. Les autorisations et les mises en chantier diminuent également. Cependant, les réservations nettes progressent de 24 % au T4, principalement alimentées par les investisseurs (+43 %). Le prix moyen au m² connaît une légère hausse de 4,9 %, atteignant 4 101 €, tandis que l’offre commerciale se réduit de manière significative.

Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté : des marchés en retrait

La région Grand Est observe une chute des mises en vente de 91 % au T4 2024 et de 52 % sur l’année, avec une baisse continue des autorisations et mises en chantier. Les réservations nettes diminuent de 18 %, avec une baisse de 39 % des ventes à investisseurs. Le prix moyen au m² a toutefois légèrement augmenté de 1,8 %, atteignant 4 245 €. En Bourgogne-Franche-Comté, bien que les mises en vente se soient presque arrêtées à Dijon et Besançon, les réservations à propriétaires occupants ont bondi de 51 %, tandis que celles des investisseurs ont chuté de 33 %.

Normandie et Occitanie : des disparités sur fond de baisse des mises en vente

Le marché normand subit une baisse de 43 % des mises en vente au T4, avec une diminution générale des réservations nettes. Toutefois, les réservations pour les propriétaires occupants augmentent de manière significative (+29 %). En Occitanie, le marché présente également une baisse des mises en vente de 20 % au T4, mais les réservations nettes augmentent de 20 % grâce à une forte progression des ventes à investisseurs (+28 %). Les prix en Occitanie connaissent une légère hausse, atteignant 4 585 €/m².

Les régions de l’Ouest et de la Méditerranée : tendance similaire de baisse, mais des résultats contrastés

Dans les Pays de la Loire, bien que les mises en vente aient baissé de 30 %, les réservations ont enregistré une forte hausse de 18 % au T4. Cependant, les ventes à investisseurs ont diminué de 20 %, et les prix ont augmenté de 3,2 %, atteignant 4 509 €/m². En PACA, les mises en vente ont chuté de 45 % au T4, mais les réservations nettes ont augmenté de 33 %, principalement dues à une forte demande de logements pour occupants (+74 %).

La Réunion et les départements d’Outre-Mer : une année difficile, mais une légère hausse des prix

À La Réunion, les mises en vente ont chuté de 71 % au T4, avec une baisse continue des autorisations et mises en chantier. Malgré cela, les réservations nettes ont augmenté de 39 % au T4, bien que les ventes aux investisseurs aient chuté de 31 %. Le prix moyen a légèrement augmenté, atteignant 4 936 €/m². Le marché réunionnais continue de souffrir de la rareté de l’offre, mais les prix restent stables grâce à une demande constante.

À lire aussi :

  • Les difficultés persistantes du marché du logement neuf (partie 1)

Pour aller consulter le dossier de presse en intégralité :

  • Les difficultés persistantes du marché du logement neuf (partie 2)

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