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![]() Le rejet de la loi sur les passoires thermiques : quelles conséquences pour les propriétaires ?
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Parution : jeudi 13 mars 2025
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Depuis le 1er janvier 2025, la législation interdit la location des logements classés G en matière de performance énergétique, visant à lutter contre les passoires thermiques. Cette mesure impacte près de 567 000 logements, dont plus de 344 000 en copropriété. Si cette réforme entend améliorer l’efficacité énergétique des habitations, elle pose de nombreux défis pour les propriétaires, notamment ceux des logements en copropriété.
L’objectif de cette interdiction est de réduire l’empreinte énergétique des logements locatifs et de lutter contre les passoires thermiques, qui entraînent des factures de chauffage élevées et un mauvais confort. En interdisant la location des logements les plus énergivores, la loi pousse les propriétaires à réaliser des travaux pour améliorer la performance énergétique de leurs biens.
En 2024, 567 000 logements étaient classés G au DPE, dont 344 000 dans des copropriétés, où les démarches pour les travaux sont souvent longues et complexes.
Pour les propriétaires en copropriété, l’interdiction entraine des difficultés supplémentaires. La mise en œuvre des travaux d’amélioration énergétique dans les parties communes nécessite l’accord de l’assemblée générale, ce qui peut être difficile à obtenir, avec des travaux souvent longs à réaliser. Beaucoup de propriétaires ne parviennent donc pas à respecter les délais imposés par la loi.
Le 29 janvier 2025, une proposition de loi a été présentée pour assouplir l’interdiction, notamment pour les logements en copropriété. Elle proposait plusieurs mesures :
Cependant, cette proposition a été rejetée à l’Assemblée nationale, et les règles restent inchangées pour l’instant. Les propriétaires doivent toujours se conformer aux conditions initiales de l’interdiction.
Malgré l’absence d’assouplissement, des exceptions à l’interdiction de location des logements classés G existent :
Depuis le 1er janvier 2025, les propriétaires qui louent un logement classé G risquent des sanctions. Les locataires peuvent demander la suspension du loyer si le bien ne respecte pas les critères de décence énergétique.
Les baux signés avant cette date ne sont pas concernés, sauf en cas de renouvellement (tous les 3 ans pour les logements vides, ou chaque année pour les meublés) ou de signature d’un nouveau bail.
La proposition d’assouplissement rejetée pourrait être réintroduite sous une forme modifiée dans les prochains mois. Les débats parlementaires permettront peut-être d’ajuster les modalités de l’interdiction, notamment pour les copropriétés.
En attendant, les règles restent strictes. Les propriétaires de logements classés G doivent prendre des mesures pour se conformer à la loi et éviter tout risque.
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