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![]() Entrée en vigueur de DORA, un règlement européen pour améliorer la résilience numérique des institutions financières
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Parution : lundi 3 mars 2025
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À quelques semaines de l’entrée en application du règlement européen Digital Operational Resilience Act (DORA), l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a mis à disposition des acteurs du secteur financier un dossier thématique détaillant les obligations de gestion des risques liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce règlement, qui vise à renforcer la résilience numérique des institutions financières, a pris effet depuis le 17 janvier 2025, avec des exigences spécifiques liées à la notification des incidents majeurs devant être soumises d’ici le 30 avril 2025.
Le règlement DORA vise à renforcer la résilience numérique du secteur financier en établissant un cadre de gestion des risques liés aux technologies de l’information et à la cybersécurité. Il impose des règles strictes sur la gestion des incidents majeurs, les tests de résilience et la gestion des prestataires tiers.
Les principales obligations pour les entités financières sont :
Afin d’aider les entités financières à se conformer aux nouvelles obligations de DORA, l’AMF a publié un dossier thématique détaillant les principales mesures du règlement. Ce dossier présente des explications sur la gestion des incidents majeurs, la tenue du registre des prestataires tiers, ainsi que des recommandations pratiques pour assurer une mise en œuvre efficace du règlement.
Le règlement DORA s’applique à une large gamme d’entités financières, telles que les sociétés de gestion de portefeuille, les infrastructures de marché, les entreprises d’investissement (y compris sous la Directive MIF 2) et les prestataires de services de crypto-actifs. Il inclut également les prestataires tiers de services TIC critiques, désignés par les autorités européennes (ESMA, EBA, EIOPA) en 2025.
Le règlement prévoit un principe de proportionnalité : les microentreprises et petites entités financières peuvent bénéficier de régimes simplifiés, notamment pour la gestion des risques TIC. Tandis que certaines entités, comme les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs à petite échelle, sont exclues.
Les entités financières doivent établir un cadre de gouvernance pour gérer les risques TIC, incluant :
Les incidents majeurs doivent être classés et notifiés aux autorités compétentes. Les critères incluent la criticité des services, le nombre de clients impactés, et les pertes économiques. Un rapport initial, intermédiaire et final doit être envoyé.
Des tests réguliers de résilience doivent être réalisés, incluant des évaluations de vulnérabilité et des tests de pénétration, au moins une fois par an. Pour les entités systémiques, des tests approfondis sont requis tous les trois ans.
Les entités doivent :
Les entités doivent signaler volontairement les cyber-menaces importantes, bien que ce ne soit pas obligatoire, pour anticiper les risques dans le secteur.
Le règlement DORA prévoit l’adoption de textes d’application détaillant les exigences précises pour les entités financières, dont des normes techniques de réglementation (RTS) et d’exécution (ITS). Ces textes, élaborés par les autorités européennes de supervision, fournissent des précisions sur la gestion des risques TIC, la classification des incidents, les tests de résilience et la gestion des prestataires tiers.
Pour consulter le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier en intégralité :
Pour consulter le dossier thématique de l’AMF à propos de DORA :